Hibernation (fin de)…

H

La lumière du matin continuait d’envelopper la ville

Voici un billet écrit la semaine dernière, vendredi pour être plus exact. Je sors d’hibernation, et cet hiver, j’ai laissé le temps filer, je me suis replié, ressourcé – c’est au choix. Et ces quelques intuitions de l’automnes se sont nourries de tout ce temps loin des réseaux sociaux. Il va y avoir beaucoup de changements dans mes (mauvaises) habitudes. Je garderai celles que j’ai adopté depuis un certain temps, comme mieux manger par exemple, je reprendrai celles que j’ai un peu délaissé cet hiver, comme mes très longues marches en semaines, et je renouerai le fil avec le réveil matinal pré-Covid.
Les nouveaux changements, je vous en parlerai. Ils ne sont que sensations pour certaines (et elles sont toutes liées à mon âge, finalement), d’autres sont du domaine de l’intuition (et elles sont liées à ce blog, à la photographie) et d’autres enfin sont de l’ordre des décisions. Et puis comme je vous l’ai dit, je dois également me tenir prêt à l’impondérable. Mon patron m’a proposé hier de « reprendre l’école », bref, il veut jeter l’éponge… Il m’a demandé de ne pas en parler aux autres professeurs, mais je vous en parle car cela veut dire qu’à une échéance plus ou moins proche, l’école fermera ou sera rachetée par quelqu’un.
Cette idée lui ressemble. L’école ne gagne plus beaucoup d’argent et j’imagine qu’une fois qu’il a tout payé, il ne doit pas lui rester grand chose. Le Covid a été très dur pour de petites entreprises de service, et même si on sent bien que la situation s’améliore, cela reste très fragile. Bref, c’est un peu comme s’il pensait à se licencier lui-même. L’aventure ne me tente pas du tout, et surtout, mon visa ne le permet pas. Il n’y avait même pas pensé…
Bref, il y a du changement dans l’air aussi de ce côté-là…

Je vous laisse donc avec ce billet écrit vendredi dernier.

«J’aime écrire dans le métro. Hier matin, j’ai reçu mon troisième vaccin. Enfin. Le Japon comme toujours depuis le début de l’épidémie amorce chaque étape lentement, à sa façon, surtout ne pas prendre la responsabilité de se tromper, mais chaque fois refait son retard de façon spectaculaire. J’ai reçu mes deux premières injections en juillet et août, la troisième six mois plus un jour après la seconde. Aucun effet secondaire pour le moment, exactement comme lors des deux premières.

Je me suis donc levé tôt, j’ai lavé du linge car il faisait beau et que j’avais du temps, puis je suis sorti et me suis mis sur mon vélo. Et comme chaque fois la lumière du matin, une émotion particulière, et le sentiment, l’intuition que je devrais profiter du petit matin pour profiter de cette lumière et du sentiment de calme qu’elle me procure. Dans les petites rues de la ville, à l’écart des grands axes, la lumière baignait les maisons qui sans cela paraissent triste. Tôkyô n’est pas belle, mais sous le soleil, la verdure que ses habitants s’emploient à protéger s’illumine et quelque chose qui n’existe pas à Paris baigne la ville, une sorte de tranquillité provinciale. Je suis arrivé rapidement au centre de vaccination et j’ai pu constater à quel point les japonais sont des artistes en matière d’organisation. Pléthore de personnel – bénévoles ou employés municipaux-, et organisation très logique malgré le très peu d’espace, finalement. Je suis arrivé à 10 heures dix, je suis reparti à 10 heures 35. Dans ce temps, il faut inclure les 15 minutes de « repos ». 5 minutes pour faire les vérifications administratives, passer devant un médecin, recevoir le vaccin, valider le certificat de vaccination, et tout cela sans jamais ressentir un quelconque sentiment de précipitation, je reste admiratif. Mais peut-être est-ce identique par chez vous.

Je suis rentré chez moi, même pas mal. La lumière du matin continuait d’envelopper la ville, et je suis aller regarder si à tout hasard il n’y avait pas un gaufrier à Yodobashi Camera. J’en avais un quand j’habitais à Kasai et il m’a tant et tant servi qu’il n’a pas tenu plus de 5 ans. Je l’avais payé une bouchée de pain… J’adore faire ce genre de pâtisserie, c’est simple, c’est bon et ce n’est pas cher. Il étaient tous trop cher pour ce qu’ils étaient, alors je suis simplement rentré chez moi. Il me restait encore pas mal de temps avant d’aller au travail.

L’après-midi, justement, je n’y allais que pour une leçon, c’est pourquoi j’avais choisi ce matin là pour le vaccin. Facile à annuler au cas où. J’y suis allé puis je suis rentré chez moi, et au sortir du métro, toujours cette belle lumière d’un jour de soleil. Le soir, deux autres leçons, en ligne.

DIYGeekland…

J’ai fait un truc dont je ne parviens pas à me remettre tellement je suis encore impressionné.
Tout d’abord, il y a deux trois semaines, j’ai acheté une batterie de rechange pour mon vieux MacBook Pro, je vous l’ai déjà raconté. Ça m’a pris trois heures mais c’était une truc assez marrant. C’est avec lui que j’écris ce billet. Et puis, j’ai fait un autre truc encore plus amusant: je l’ai patché. Et là, je me retrouve vaguement geek, ce que je suis un peu, dans le fond. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que je le triture puisqu’il possède des stickers de clavier français, ce qui rend la frappe plus agréable.

C’est un MacBook Pro Retina 15 pouces première génération, « mi-2012 ». Il n’est plus « suivi » depuis 3 ans. Sa dernière mise à jour système remonte à fin 2019 avec Catalina. Depuis, il n’y a plus que les mises à jour de sécurité ou celles de Safari.
Je l’ai donc « patché », et j’ai donc pu y installer Monterey. Il faut un peu bidouiller, j’ai eu quelques problèmes mais finalement j’y suis bien arrivé.

Et comme pour compléter l’histoire, j’ai dû sauver les données d’un disque dur, ça m’a pris trois jours. Base de données corrompue. Ça prend un temps fou, et puis il m’a donc fallu acheter un nouveau disque, et un logiciel spécialisé dans la récupération, en gros, 5 jours au total. J’ai eu un peu peur car j’ai failli perdre tous mes films et séries mais heureusement, ce n’était pas de disque dur avec mes photos. J’ai toutefois réalisé que j’avais pris les sauvegardes à la légère ces dernières années.

J’ai donc acheté un SSD pour sauvegarder mes photos. 2 To, un vrai coup de massue mais le SSD, c’est rapide et petit. Avec mon nouveau MacBook Pro, c’est l’idéal, j’exporte les fichier vraiment très rapidement. Et donc l’autre disque, celui que j’ai utilisé jusque maintenant, il va devenir mon disque de back up. J’ai juste eu à importer les RAW Olympus.
Je suis maintenant parfaitement au point côté Back Up. Tout est sauvegardé et ce dont je me sers le plus fréquemment, la musique ou les photographies, sont sur des supports rapides.
Février, ça a finalement été un peu comme un mois d’hibernation où j’ai fait ces trucs que je devais faire mais que j’avais constamment repoussé. J’ai aussi regardé pas mal de documentaires et continue à suivre l’actualité économique.

Et beaucoup bullé, dormi.

Hier, sur mon vélo, j’ai eu le sentiment que l’hiver approchait de sa fin. Je suis même allé deux minutes sur Facebook. Là, ça faisait longtemps, et j’ai presque eu un haut le coeur. Plus de 200 notifications, et un mail par jour de Méta me demandant (me suppliant, puisque je fais partie des 300 millions d’utilisateurs qui ont décroché…) d’y aller.

On vit très bien sans Facebook. »

J’ai acheté un gaufrier!

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